Conseil municipal de Bourges
Publié le 19 décembre 2009 par
Ce soir se tenait la dernière réunion du Conseil municipal de l’année. A l’ordre du jour, le budget 2010 (voir intervention ci dessous).
Les conseillers municipaux communistes, se sont abstenus sur le dossier du Palais des Sports par manque d’informations, l’étude n’étant pas faite. Yannick BEDIN et Fabienne BOURGOIN ont plaidé en faveur de la revalorisation du régime indemnitaire du personnel municipal comme le demandent leurs syndicats. André DECOURT est intervenu sur le risque de privatisation des parkings municipaux ainsi que sur le désenvasement des marais.
Ci dessous, vous trouverez l’intervention sur le budget 2010 de Yannick BEDIN, porte parole des conseillers municipaux communistes de Bourges.
Monsieur le Maire, Chers collègues,
Je voudrais à mon tour intervenir sur le budget que vous nous présentez.
Je le qualifierai de budget de crise et d’accompagnement de la politique gouvernementale que vous soutenez.
Budget de crise car dans le contexte de crise du capitalisme que nous connaissons, votre budget est en diminution. Il faudrait soutenir et développer le service public, meilleur amortisseur de la crise selon bon nombre d’observateurs et en premier lieu ceux de l’OCDE, qui saluent au passage le modèle français.
Vous effectuez des coupes claires dans le fonctionnement. Cela se traduit concrètement par une baisse du budget alloué aux fournitures scolaires, aux fournitures administratives, au personnel (vêtement de travail), à rogner sur les dépenses d’entretien, de voierie ou de réseaux, à diminuer les dépenses de carburants et de combustibles.
A cela s’ajoute la faible augmentation de la rémunération principale des personnels : elle indique qu’en terme d’embauche de personnel, la ville marque le pas.
Au bout du compte les Berruyers vont faire les frais de vos choix en matière budgétaire. Fragilisés par la crise, les familles et les salariés berruyers vont voir le niveau de service offert par notre collectivité baisser.
Ce choix de diminuer les dépenses de fonctionnement, vous le faites pour vous garantir le maintien de la section d’investissement en baisse depuis deux ans et assurer l’autofinancement nécessaire.
Vous n’êtes pas seuls responsables de ces choix évidemment mais vous les accompagnez docilement. L’Etat conduit par vos amis, vous les imposent en diminuant de manière drastique ses dotations, ce qui pèsent sur les recettes de la ville. Quasiment toutes les dotations baissent dans un contexte difficile que j’évoquais tout à l’heure. Ce contexte, il nous est rappelé par la diminution des droits de mutation qui confirme la santé précaire de l’immobilier, contredisant au passage vos prévisions optimistes évoquées au conseil d’octobre.
Enfin, la compensation au titre de la taxe professionnelle régresse elle aussi alors qu’on ne sait toujours pas où nous conduit la réforme de cette taxe.
L’institution de la taxe de séjour ne suffit pas à compenser le désengagement de l’Etat et apparaît au regard des chiffres évoqués comme une bouée de sauvetage percée.
On peut craindre à ce rythme une augmentation des impôts pour les Berruyers ou la privatisation de services, car c’est bien là que veulent nous conduire vos amis politiques au nom des dogmes ultralibéraux de réduction des dépenses et de l’emploi publics.
Je vous remercie.
