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Examen des mesures Chirac-Raffarin-Sarkozy sur l’entrée et le séjour des étrangers en France
Refusons les atteintes aux droits élémentaires de la personne
6 juillet 2003








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-  Sarkozy




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"Une civilisation qui ruse avec ses principes est une civilisation moribonde", Aimé Césaire

Les nouvelles mesures présentées par le gouvernement de droite concernant l’immigration, porte atteinte aux droits élémentaires de la personne et aux principes qui fondent notre République.

L’état de ruine sociale auquel la droite est en train de réduire la France (casse de la retraite par répartition, du statut d’intermittents, des services publics, privatisations...) s’accompagne d’une politique sécuritaire dont les premiers visés sont les étrangers vivant en France. Le gouvernement, en imposant la 38ème modification de l’ordonnance de 1945 sur l’entrée et le séjour des étrangers sur le territoire, en réformant la loi sur l’asile, en supprimant l’accès aux soins médicaux des personnes étrangères vivant en France sans titre de séjours, a dans sa ligne de mire les plus faibles des habitants de notre pays, qu’il compte bien chasser en les précarisant. Les quelques concessions faites aux associations de défense des droits des étrangers concernant la double-peine (qui n’est pas supprimée, juste aménagée) ne saurait effacer le reste des projets ni amoindrir leur nocivité pour les droits fondamentaux de la personne : respect de la vie privée, liberté de circulation, solidarité ...Au passage, notons qu’il y a là un paradoxe de voir la droite s’attaquer à une mesure que le PS n’a pas voulu abroger ! C’est un de ces paradoxes cruels que la gauche doit assumer après quand même cinq ans de gouvernement.

Le gouvernement prévoit des dispositions telles que « l’asile interne » (une personne qui pourrait être protégée sur une partie de son territoire, ne pourrait demander l’asile en France), la désignation de pays « sûrs », l’instauration de fichiers d’empreintes digitales de demandeurs d’asile (mesure refusée par le Conseil constitutionnel en 1996 pourtant !). Restreindre les possibilités pour les étrangers vivant en France d’y rester passe, pour le gouvernement, par des mesures qui fragilisent les personnes : la notion de paternité de complaisance est introduite, le retour de l’autorisation administrative de mariage entre français et étrangers, la restriction en matière de regroupement familial ou de régularisation de parents d’enfants français, l’installation d’antennes de polices dans certains aéroports (à Bamako, Dakar...) la rétention administrative étendue à 32 jours, l’exclusion de l’AME (aide médicale d’urgence) de toute personne hébergée et nourrie (preuve pour le gouvernement de ressources suffisantes !), l’instauration d’un délit de solidarité pour toute personne venant en aide aux demandeurs de papiers. Ces projets, discutés au Parlement, n’ont d’autres buts que de masquer une réalité sociale de plus en plus inégalitaire dans notre pays, et des mesures qui ne feront que les aggraver.

La stratégie du gouvernement, est d’affirmer ses prérogatives régaliennes (en matière de justice, de police et d’armée), quand dans le même temps, il s’apprête à restreindre son intervention dans l’éducation (voir son projet de décentralisation), la santé, les services publics (privatisation des grandes entreprises publiques : EDF-GDF, France-Télécom...). Montrer qu’il agit dans le domaine de la sécurité, en amalgamant au passage immigration et insécurité, c’est aussi pour le gouvernement une façon de draguer sur les terres du FN (l’expérience montre pourtant que loin de l’affaiblir, les politiques sécuritaires semblent pour une partie de l’opinion donner raison à l’extrême-droite).

Le mouvement social doit prendre conscience dans le contexte actuel, que la politique de droite menée dans notre pays, qu’il combat avec force, est une médaille à deux face : une face libérale (qui vise à étendre à la sphère du profit des pans entiers de notre système social) et une face sécuritaire (faite de répression accrue des mouvements sociaux, de l’immigration, d’atteintes aux droits des personnes...).

Les salariés, les catégories populaires de notre société, ne doivent pas se laisser diviser sur le terrain de l’immigration, car le MEDEF et l’UMP misent sur cette division pour mieux faire passer leurs mesures de régression sociale.



Post-scriptum : Pour plus d’informations, on se reportera avec profit au site du GISTI (Groupe de soutien aux travailleurs immigrés) http://www.gisti.org